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Espèces sauvages candidates Illustration


8 mars 2010




Partie 1 : Aperçu


Partie 2 : Les listes des espèces candidates des sous-comités de spécialistes des espèces (SSE)

Amphibiens Arthropodes
Lichens Mammifères (marins)
Mammifères (terrestres) Mollusques
Mousses Oiseaux
Plantes vasculaires Poissons (d'eau douce)
Poissons (marins) Reptiles

Partie 3 : La Liste des espèces candidates du COSEPAC


Partie 1 : Aperçu

Beaucoup d'espèces au Canada n'ont pas encore été évaluées par le COSEPAC, bien que l'on craigne qu'elles soient menacées de disparition du pays ou de la planète. Ces espèces, auxquelles on réfère comme étant des « espèces sauvages candidates », sont désignées par les sous-comités de spécialistes des espèces (SSE) ou par le sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) comme candidates pour une évaluation détaillée de leur situation. Les espèces sauvages déjà évaluées par le COSEPAC comme étant dans les catégories « non en péril » ou « données insuffisantes » peuvent également être considérées comme espèces sauvages candidates si de nouvelles informations indiquent qu’elles courent un risque d’être en péril.

Les membres des SSE et du sous-comité des CTA utilisent leurs connaissances spécialisées et leur jugement pour identifier des espèces sauvages candidates. Ils font appel à plusieurs sources d’information, y compris (quand disponible) le classement des espèces sous le Programme sur la situation générale des espèces sauvages au Canada, le système de classement des espèces par NatureServe, des informations provenant de programmes de surveillance des espèces au niveau des compétences ainsi que divers processus internationaux d'évaluation (UICN et ABI, par exemple). Autant que le temps et les ressources le permettent, le COSEPAC fait préparer des rapports de situation pour les espèces sauvages candidates prioritaires afin qu'une évaluation soit faite.

Les rapports de situation sont commandés par le COSEPAC par le truchement d'un concours ouvert. Un appel d'offres est affiché périodiquement sur ce site Web à la fois pour les espèces sauvages candidates choisies et pour les espèces sauvages déjà évaluées par le COSEPAC nécessitant une réévaluation. Inscrivez-vous pour recevoir les avis de nouveaux appels d'offres dès leur diffusion sur le site Web.

Pour plus de renseignements sur les espèces sauvages candidates, visitez le Processus et critères d'évaluation du COSEPAC.


Les listes des espèces candidates des sous-comités de spécialistes des espèces (SSE)

Chaque SSE dresse et met à jour chaque année une liste d’espèces sauvages candidates qu’il considère menacées de disparition du pays ou de la planète. Les espèces sauvages figurant sur la liste des espèces candidates des SSE sont classées en trois groupes prioritaires par les SSE afin de refléter l'urgence relative selon laquelle le COSEPAC devrait effectuer l'évaluation de chaque espèce sauvage. Le groupe 1 regroupe les espèces sauvages qui ont la priorité d'évaluation par le COSEPAC la plus élevée et comprend les espèces sauvages que l’on soupçonne disparues du pays. Les groupes 2 et 3 regroupent des espèces sauvages de priorité intermédiaire et inférieure, respectivement, en ce qui a trait à leur évaluation par le COSEPAC. Les raisons d'être pour l'inclusion d'espèces à la liste des espèces candidates des SSE diffèrent entre les groupes taxinomiques considérés par le COSEPAC, reflétant ainsi les vastes différences de leur cycle de vie et les différences quant à nos connaissances au sujet de ces espèces.

Les espèces sauvages candidates incluses dans les listes des espèces candidates des SSE sont inscrites à la Partie 2. Notez que les provinces ou les territoires marqués d'un † représentent l’endroit où l'espèce est particulièrement en péril. Notez également que les espèces marquées d'un * seront incluses dans le prochain appel d’offres.


La Liste des espèces candidates du COSEPAC

Les espèces hautement prioritaires inscrites aux listes des espèces candidates des SSE sont examinées et classées par le COSEPAC, et sont inscrites en conséquence à la Liste des espèces candidates du COSEPAC. Le COSEPAC fonde son classement sur des données d'établissement des priorités soumises par chaque SSE (Critères d'établissement des priorités élaborés par le COSEPAC pour classer les espèces sauvages). La Liste des espèces candidates du COSEPAC identifie les espèces sauvages candidates hautement prioritaires nécessitant un rapport de situation. Les espèces inscrites sur cette Liste incluent celles qui n’ont pas encore été évaluées par le COSEPAC et celles dans les catégories « non en péril » ou « données insuffisantes », si de nouvelles informations indiquent qu’elles courent un risque d’être en péril.

Les espèces sauvages candidates incluses dans la Liste des d’espèces candidates du COSEPAC, ainsi que les justifications pour leur inclusion sont inscrites à la Partie 3. Notez que les espèces marquées d'un * seront incluses dans le prochain appel d’offres.



Partie 2 : Les listes des espèces candidates des sous-comités de spécialistes des espèces (SSE)

Nom scientifique

Nom commun

Occurrence au Canada

Amphibiens (27)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Ambystoma gracile

Salamandre foncée

BC

Aneides vagrans

Salamandre errant

BC

Hyla chrysoscelis

Rainette criarde

MB

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Ambystoma maculatum

Salamandre maculée

MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Bufo hemiophrys

Crapaud du Canada

NT, AB, SK, MB

Ensatina eschscholtzii

Salamandre variable

BC

Hyla versicolor

Rainette crucifère

MB, ON, QC, NB, NS, PE

Lithobates catesbeianus

Ouaouaron

ON, QC, NB, NS, PE

Lithobates septentrionalis

Grenouille du Nord

ON, QC, NB, NS, PE

Necturus maculosus

Necture tacheté

MB, ON, QC

Notophthalmus viridescens viridescens

Triton vert

ON, QC, NB, NS, PE, NL

Plethodon cinereus

Salamandre cendrée

ON, QC, NB, NS, PE

Rana luteiventris

Grenouille maculée de Columbia

YT, BC, AB

Rana palustris

Grenouille des marais

ON, QC, NB, NS

Spea bombifrons

Crapaud des plaines

AB, SK, MB

Taricha granulosa

Triton rugueux

BC

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Ambystoma laterale

Salamandre à points bleus

MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Ambystoma macrodactylum

Salamandre à longs doigts

BC, AB

Anaxyrus americanus

Crapaud d'Amérique

NU, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Eurycea bislineata

Salamandre à deux lignes

ON, QC, NL

Hemidactylium scutatum

Salamandre à quatre doigts

ON, QC, NB, NS

Lithobates clamitans

Grenouille verte

ON, QC, NB, NS, PE

Lithobates sylvaticus

Grenouille des bois

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Plethodon vehiculum

Salamandre à dos rayé

BC

Pseudacris crucifer

Rainette crucifère

MB, ON, QC, NB, NS, PE

Pseudacris maculata

Rainette faux-grillon boréale

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC

Pseudacris regilla

Rainette du Pacifique

BC

Arthropodes (75)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Argia vivida

 

BC, AB

Bembidion lachnophoroides

 

AB

Bombus ashtoni

 

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Campsomeris pilipes

 

BC

Coccinella novemnotata

 

BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE

Hesperia colorado oregonia

Hespérie du Colorado

BC

Hydroporus carri

Hydropore de Carr

AB

Megathymus streckeri

 

AB

Metrius contractus contractus

 

BC

Omus audouini

 

BC

Psilochorus hesperus

 

BC

Speyeria mormonia

Argynne mormone

BC

Sphodros niger

 

ON

Tachysphex pechumani

 

ON

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Agabus margaretae

 

AB, SK

Anisota manitobensis

 

MB

Arctia brachyptera

 

YT

Erythrodiplax berenice

 

NS

Euphydryas anicia bernadetta

 

AB, SK

Euphydryas editha hutchinsi

Damier d'Édith

AB, SK

Gomphus abbreviatus

 

NB, NS

Hemileuca nevadensis

 

SK, MB, AB

Hemileuca nuttalli

 

BC

Lasiopogon pacificus

 

BC

Microhexura idahoana

 

BC

Nicocles rufus

 

BC

Octogomphus specularis

 

BC

Rhionaeschna mutata

Aeschne des nénuphars

ON, NS

Stichopogon fragilis

 

BC

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Agabus immaturus

 

NB

Anacampsis lupinella

 

ON

Antrodiaetus cerberus

 

BC

Areniscythris saskatchewan

 

SK

Callophrys johnsoni

Porte-queue de Johnson

BC

Callophrys mossii

Lutin de Moss

BC

Carabus vinctus

 

 

Celithemis martha

 

NB, NS

Chlosyne hoffmanni

Damier de Hoffmann

BC

Cicindela cuprascens

 

MB

Cicindela hirticollis athabascensis Graves

 

AB, SK

Cicindela hirticollis couleensis

 

BC, AB

Cicindela hirticollis rhodensis

 

ON, QC, NB, NS, NL

Cicindela hirticollis shelfordi

 

AB, SK, MB

Cicindela lepida

 

AB, SK, MB

Coleophora manitoba

 

MB

Coleophora ramitella

 

ON

Coreorgonal petulcus

 

BC

Cupido comyntas

Bleu porte-queue de l'Est (Population de la Colombie-Britannique)

BC

Dicaelus purpuratus

 

ON

Erora laeta

Lutin mystérieux

ON, QC, NB, NS, PE

Erynnis propertius

Hespérie Propertius

BC

Euphilotes ancilla

Bleu tacheté des Rocheuses

AB, SK

Geolycosa spp.

 

AB, SK, MB, ON, QC

Heterosternuta allegheniansus

 

QC, NB

Heterosternuta chocheconis

 

QC, NB

Hexura piceae

 

BC

Hydrocollis filiolus

 

QC, NB

Icarica icarioides blackmorei

 

BC

Lycaena editha

 

BC, AB

Neoporus blanchardi

 

NS

Neoporus dilatatus

 

ON, QC, NB, NS

Neoporus tennetum

 

ON

Neurocordulia michaeli

 

ON, NB

Oeneis bore gaspeensis

 

QC

Okanagana synodica

 

AB

Papilio machaon pikei

 

AB, BC

Pardosa pedia

 

SK

Polites sabuleti

Hespérie des dunes

BC

Schizocosa cespitum

 

SK

Siphlonica aerodromia

 

QC, NB, NS, NL

Speyeria egleis

 

AB

Speyeria zerene bremnerii

 

BC

Strictotarsus minipi

 

NL

Stylurus plagiatus

 

ON

Usofila pacifica

 

BC

Lichens (5)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Anzia colpodes

 

ON, QC, NB, NS, PE

Pannaria lurida

 

NB, NS, NL

Peltigera hydrothyria

 

BC, QC, NB, NS

Ramalina sinensis

 

BC, MB

Sticta limbata

 

BC, NB, NS

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Aucune espèce candidate actuellement inscrite

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Aucune espèce candidate actuellement inscrite

Mammifères (marins) (8)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Aucune espèce candidate actuellement inscrite

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Pusa hispida

Phoque annelé

NT, NU, Océan arctique

Ziphius cavirostris

Baleine à bec de Cuvier

Océan pacifique, Océan atlantique

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Cystophora cristata

Phoque à capuchon

Océan arctique, Océan atlantique

Delphinus capensis

Dauphin commun a bec large

Océan pacifique

Lagenorhynchus obliquidens

Dauphin à flancs blancs du Pacifique

Océan pacifique

Mirounga angustirostris

Éléphant de mer

BC, Océan pacifique

Phoca groenlandica

Phoque du Groenland

Océan arctique, Océan atlantique

Physeter macrocephalus

Cachalot macrocéphale

Océan pacifique, Océan atlantique

Mammifères (terrestres) (2)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Aucune espèce candidate actuellement inscrite

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Puma concolor couguar

Couguar de l'Est

ON, QC, NB, NS

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Perognathus parvus

Souris à abajoues des pinèdes

BC

Mollusques (39)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Micromenetus dilatatus

 

NS

Obliquaria reflexa

Obliquaire à trois cornes

ON

Toxolasma parvus

Toxolasme naine

ON

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Allogona profunda

 

ON

Anguispira kochi kochi

 

ON

Birgella subglobosa

 

MB, ON, QC

Fisherola nuttalli

 

BC

Fluminicola fuscus

 

BC

Inflectarius inflectus

 

ON

Kootenaia burkei

 

BC

Mesodon clausus

 

ON

Physella gyrina athearni

Physelle émoussée albinos

AB

Physella nuttalli

Physelle de Nuttall

BC

Pisidium cruciatum

Pisidie sculptée

ON

Planorbella corpulenta corpulenta

 

MB

Planorbella corpulenta whiteavesi

 

MB, ON

Solemya borealis

 

Océan atlantique

Stagnicola kennicotti

Stagnicole de l’Arctique occidental occidental

NT, NU

Valvata sincera ontariensis

Valvée scalariforme

ON

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Gastrocopta corticaria

 

ON, QC, NB

Glyphyalinia luticola

 

ON

Helisoma anceps royalense

 

MB, ON

Lasmigona costata

Lasmigone cannelée

MB, ON, QC

Leptodea ochracea

 

NB, NS

Margaritifera margaritifera

Mulette perlière de l’Est

QC, NB, NS, PE, NL

Megapallifera mutabilis

 

ON

Physella columbiana

 

BC

Physella concolor

Physelle de Haldeman

BC

Physella hordacea

Physe de l’île de Vancouver

BC

Physella latchfordi

 

ON, QC

Physella lordi

 

BC, AB

Pisidium insigne

Pisidie minuscule

BC, AB, ON, PE

Pomatiopsis lapidaria

 

ON

Quadrula pustulosa

Mulette pustulée

ON

Stagnicola montanensis

 

AB

Stagnicola walkeriana

Stagnicole de Walker occidental occidental

ON

Stagnicola woodruffi

Stagnicole de Woodruff

ON

Truncilla truncata

Troncille doigt-de-cerf

ON

Valvata perdepressa

Valvée déprimée

ON

Mousses (6)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Brachydontium olympicum

 

BC

Buxbaumia minakatae

 

ON, NS, NL

Crossidium seriatum

 

BC

Gollania turgens

 

YT, BC

Seligeria careyana

 

BC

Tortula scotterii

 

NT, BC

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Aucune espèce candidate actuellement inscrite

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Aucune espèce candidate actuellement inscrite

Oiseaux (23)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Aechmophorus occidentalis

Grèbe élégant

BC, AB, SK, MB

Coccothraustes vespertinus

Gros-bec errant

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Contopus virens

Pioui de l'Est

SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE

Hylocichla mustelina

Grive des bois

ON, QC, NB, NS

Phalaropus lobatus

Phalarope à bec étroit

YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, NL

Ptychoramphus aleuticus

Starique de Cassin

BC

Riparia riparia

Hirondelle de rivage

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Ammodramus savannarum

Bruant sauterelle

BC, AB, SK, MB, ON, QC

Arenaria interpres morinella

Tournepierre à collier, sous-espèce morinella

YT, NT, NU

Catharus minimus minimus

Grive à joues grises de la sous-espèces minimus

NL

Falco sparverius

Crécerelle d'Amérique

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Megaceryle alcyon

Martin-pêcheur d'Amérique

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Spizella pusilla

Bruant des champs

SK, ON, QC

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Aythya affinis

Petit fuligule

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, NL

Aythya marila

Fuligule milouinan

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Charadrius vociferus

Pluvier kildir

YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Phalaropus fulicarius

Phalarope à bec large

YT, NT, NU, BC, MB, ON, QC, NB, NS, NL

Pluvialis dominica

Pluvier bronzé

YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Pluvialis squatarola cynosura

Pluvier argenté, sous-espèce cynosura

NT, NU

Poecile hudsonica

Mésange à tête brune

YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

Somateria spectabilis

Eider à tête grise

YT, NT, NU, MB, ON, QC, NB, NL

Tyrannus tyrannus

Tyran tritri

NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE

Zonotrichia querula

Bruant à face noire

NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON

Plantes vasculaires

Une liste plus exhaustive des espèces candidates de plantes vasculaires comportant plus de 800 plantes, groupées en deux classes prioritaires, est maintenant disponible pour tous sous forme d'un fichier Excel ou html, sous le lien suivant (Liste provisoire des espèces candidates de plantes vasculaires). Cette liste est fournie bien qu'il s’agisse d’une copie de travail qui sera modifiée au besoin. La préparation de cette liste des espèces inclut de l'information provenant du processus de revue sur la situation générale des espèces sauvages au Canada, processus qui implique les compétences fédérales, provinciales et territoriales.(dernière mise à jour, mai 2005).

Aucune espèce candidate actuellement inscrite

Poissons (d'eau douce) (33)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Acrocheilus alutaceus

bouche coupante

BC†

Coregonus pidschian

corégone bossu

YT†

Hybognathus hankinsoni

Méné laiton

BC†, AB, SK†, MB, ON, QC†

Lepomis megalotis

crapet à longues oreilles

ON†, QC†

Moxostoma erythrurum

chevalier doré

MB†, ON

Oncorhynchus mykiss

truite arc-en-ciel

YT, BC, AB† (population indigène de l'Alberta (AB) considérée comme unité désignable (UD) seulement.)

Percina shumardi

Dard de rivière

MB†, ON†

Pimephales notatus

ventre-pourri

MB†, ON, QC

Prosopium coulterii

Ménomini pygmée

YT†, NT, BC, AB†

Stenodus leucichthys

inconnu

YT, NT†, BC†

Thymallus arcticus

Ombre arctique

YT†, NT†, NU†, BC†, AB†, SK, MB

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Ameiurus natilis

Barbotte jaune

ON, QC†

Carpiodes cyprinus

couette

AB†, SK†, MB†, ON, QC†

Coregonus artedi

Cisco de lac

NT, NU, BC†, AB, SK, MB, ON, QC (population de la Colombie-Britannique (BC) considérée comme unité désignable (UD) distincte seulement.)

Coregonus autumnalis

Cisco arctique

YT, NT†, NU†, BC†

Coregonus nasus

Corégone tschir

YT, NT, NU, BC†

Coregonus sardinella

Cisco sardinelle

YT, NT†, NU†, BC†

Coregonus sp.

corégone de l'Opéongo

ON†

Cottus cognatus

chabot visqueux

YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE†, NL (population de l'Iîle du Prince-Édouard (PE) considérée comme unité désignable (UD) seulement.)

Esox niger

brochet maillé

QC†

Etheostoma caeruleum

Dard arc-en-ciel

ON, QC†

Hybognathus regius

méné d'argent

ON†, QC

Lepomis macrochirus

Crapet arlequin

MB†, ON, QC

Moxostoma anisurum

chevalier blanc

AB, SK†, MB, ON, QC†

Moxostoma valenciennesi

Chevalier jaune

ON†, QC†

Nocomis biguttatus

Tête à taches rouges

MB†, ON

Notropis blennius

Méné de rivière

AB†, SK†, MB†

Notropis buchanani

méné fantôme

ON†

Notropis heterodon

menton noir

MB†, ON, QC

Notropis rubellus

tête rose

ON, QC†

Noturus flavus

Barbotte des rapides

AB, SK†, MB, ON, QC†

Noturus miurus

chat-fou tacheté

ON†

Ptychocheilus oregonensis

Sauvagesse du Nord

BC†, AB†

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Aucune espèce candidate actuellement inscrite

Poissons (marins) (18)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Oncorhynchus mykiss

 

BC

Oncorhynchus nerka

saumon rouge

YT, BC

Oncorhynchus tshawytscha

Saumon chinook

YT, BC, Océan pacifique

Zoarces americanus

 

NS, NL

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Alosa pseudoharengus

Gaspereau

Océan atlantique

Alosa sapidissima

alose savoureuse

BC, QC, NB, NS, NL, Océan pacifique, Océan atlantique

Bathyraja spinicauda

 

NU, NS, NL, Océan atlantique

Hypomesus pretiosus

Éperlan argenté

BC, Océan pacifique

Mallotus villosus

Capelan

Océan atlantique

Melanogrammus aeglefinus

Aiglefin

Océan atlantique

Notacanthus chemnitzi

Tapir à grandes écailles

Océan atlantique

Oncorhynchus gorbuscha

Saumon rose

BC, Océan pacifique

Oncorhynchus keta

Saumon kéta

BC, Océan pacifique

Oncorhynchus kisutch

Saumon coho

BC, Océan pacifique

Pollachius virens

Goberge

NB, NS, NL, Océan atlantique

Sebastes entomelas

Veuve

BC, Océan pacifique

Sebastes flavidus

Sébaste à queue jaune

BC, Océan pacifique

Sebastolobus alascanus

Sébastolobe à courtes épines

BC, Océan pacifique

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Aucune espèce candidate actuellement inscrite

Reptiles (16)

Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée

Chrysemys picta marginata

Tortue peinte du centre

ON, QC

Chrysemys picta picta

Tortue peinte de l'est

NB, NS, PE

Nerodia sipedon sipedon

Couleuvre d'eau

ON, QC

Storeria dekayi

Couleuvre brune

ON, QC

Terrapene carolina carolina

Tortue tabatière

ON

Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire

Diadophis punctatus

Couleuvre à collier

MB, ON, QC, NB, NS

Opheodrys vernalis

Couleuvre verte

SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE

Pituophis catenifer sayi

Couleuvre à nez mince des Prairies

AB, SK

Thamnophis radix

Couleuvre des plaines

AB, SK, MB

Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure

Chelonia mydas

Tortue verte

Océan pacifique

Elgaria coerulea

Lézard alligator du Nord

BC

Lepidochelys kempii

Tortue de Ridley

NS, Océan atlantique

Storeria occipitomaculata

Couleuvre à ventre rouge

MB, ON, QC, NB, NS

Thamnophis elegans

Couleuvre de l'ouest

BC, AB

Thamnophis ordinoides

Couleuvre du Nord-Ouest

BC

Thamnophis sirtalis

Couleuvre rayée

NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS




Partie 3 : La Liste des espèces candidates du COSEPAC

Espèces sauvages candidates

Justification

Amphibiens

Desmognathus fuscus *
Salamandre sombre du nord
ON

Le Desmognathus fuscus est une salamandre qui vit dans les cours d’eau et qui appartient à la famille des Plethodontidae. Tout comme la population carolinienne de la salamandre sombre des montagnes (en voie de disparition), sa présence est connue dans un seul emplacement en Ontario, dans la gorge du Niagara. La présence d’autres populations est connue dans le sud du Québec et au Nouveau-Brunswick. 

i. Niveau taxinomique : Unité désignable. Deux unités désignables du Desmognathus fuscus, présent au Canada, doivent être désignées en vue de permettre des évaluations adéquates des probabilités de disparition de l’espèce du pays. L’évaluation précédente ne visait pas spécifiquement la population carolinienne, qui est de très petite taille, entièrement isolée et confinée à une petite aire de répartition (inférieure à 0,5 km²) se trouvant dans un seul cours d’eau en cascades dans la gorge du Niagara. Cette situation correspond exactement avec celle de la population carolinienne de la salamandre sombre des montagnes (Desmognathus ochrophaeus), qui a été évaluée par le COSEPAC comme étant une espèce en voie de disparition (COSEPAC, 2007). Il n’y a aucune probabilité d’immigration de source externe ni de dispersion chez la salamandre sombre dans la gorge du Niagara. Il est nécessaire de réévaluer cette espèce comme une unité désignable distincte et significative comparativement aux populations de la même espèce qui se trouvent au Québec et au Nouveau-Brunswick, et qui ont été désignées non en péril par le COSEPAC (Bonin, 1999) avant l’adoption des lignes directrices sur les unités désignables.

ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Environ 1 %. Le fait de considérer la population carolinienne de Desmognathus fuscus comme une unité désignable distincte des populations des Grands Lacs et du Saint-Laurent nécessite une réévaluation de l’aire de répartition de l’espèce. Markle et Green (2005), au moyen de marqueurs moléculaires d’ADN, ont déterminé l’une des deux populations de salamandres sombres qui se trouvent dans la gorge du Niagara comme étant des salamandres sombres des montagnes. Ils ont ainsi confirmé qu’une seulement population du Desmognathus fuscus était présente dans la gorge du Niagara. L’unité désignable de la population carolinienne est totalement isolée.

iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classification mondiale : G5; Classification nationale : N3N4; Statut désigné par le COSEPAC : non en péril; Statut désigné par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario : en voie de disparition au sens de la loi; Classification provinciale : S1; Situation générale en Ontario : probablement en péril. La population carolinienne du Desmognathus fuscus a été évaluée par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario comme étant une espèce en voie de disparition au sens du règlement 328 pris en vertu de l’ancienne Loi sur les espèces en voie de disparition (Austen et Oldham, 1999). À partir du 30 juin 2008, cependant, l’espèce a été désignée en voie de disparition au titre du Règlement de l’Ontario 230/08 pris en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition. La classification provinciale est « S1 », et la situation générale de l’espèce en Ontario est considérée comme étant probablement en péril. L’unité désignable de la population des Grands Lacs et du Saint-Laurent est évaluée comme étant non en péril. 

iv. Taille et tendances des populations canadiennes : La population carolinienne est de très petite taille et a une aire de répartition limitée.

v. Menaces : Les menaces qui pèsent sur l’espèce qui se trouve dans la gorge du Niagara sont les mêmes que celles documentées au sujet de la salamandre sombre des montages (COSEPAC, 2007). Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont les changements dans la qualité ou l’abondance des eaux de surface ou souterraines, le déboisement à des fins agricoles ou de développement urbain qui endommage ou qui détruit l’habitat terrestre forestier par suite de l’augmentation de l’envasement et de l’altération des régimes hydrologiques, la contamination des eaux de surface ou souterraines, les événements environnementaux stochastiques en raison de la petite taille des populations, la collecte d’individus et les activités récréatives des humains dans les limites de l’habitat de la salamandre ou à proximité .  

vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : La très petite superficie de la zone d’occupation est inférieure à 0,5 km2.

vii. Facteurs biologiques limitatifs : La population est isolée dans un seul cours d’eau en cascades dans la gorge du Niagara. Il n’y a aucune probabilité d’immigration de source externe ni de dispersion.

Références :
Bonin, J. 1999. COSEWIC Status Report on the Northern Dusky Salamander (Desmognathus fuscus) in Canada, COSEPAC, Environnement Canada, Ottawa, 22 p.
Austen, M.J., et M.J. Oldham. 1999. COSSARO Candidate V, T, E Species Evaluation Form for Northern Dusky Salamander (Desmognathus fuscus), Comité de détermination du statut des espèces en péril en Ontario (CDSEPO), 5 p. + 4 annexes. 
COSEPAC. 2007. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la salamandre sombre des montagnes (Desmognathus ochrophaeus) (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent et population carolinienne) au Canada, COSEPAC, Ottawa.
Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition. 2007. L.O. 2007, Chapitre 6, Annexe 1 « Transition — espèces désignées comme espèces menacées d’extinction dans le règlement 328 des règlements refondus de l’Ontario de 1990 » [alinéa 7(7)a)]
Kamstra, J. 1991. Rediscovery of the Northern Dusky Salamander, Desmognathus fuscus, in Ontario, Canadian Field-Naturalist 105:561-563.
Markle, T.M., et D.M. Green. 2005. Molecular Identification of Allegheny Mountain Dusky Salamanders, Desmognathus ochrophaeus, in Southern Ontario, rapport présenté au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Niagara (Ontario), 8 p.
Règlement 230/08 de l’Ontario. Loi de 2007 sur les espèces en péril, Liste des espèces en péril en Ontario, Annexe 2, Espèces en voie de disparition.

Arthropodes

Hypochlora alba *

AB, SK

L’Hypochlora alba (Dodge) est un petit criquet aptère qui vit dans les prairies mixtes sèches relativement peu perturbées des Grandes Plaines de l’Amérique du Nord. Il se nourrit principalement d’armoises de l’Ouest (Artemisia ludoviciana Nutt.), une plante herbacée non graminoïde contenant du terpénoïde (famille des Composacées) dont aucune autre espèce de criquets se nourrit et qui est impropre aux bovins. Au Canada, l’Hypochlora alba se trouve en très petits nombres dans le sud de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba, et dans une région étroite à proximité de la frontière américaine. Dans cette zone, son aire de répartition se limite aux parcelles de sa seule plante hôte, laquelle constitue une composante mineure de la végétation des pâturages arides. L’habitat des armoises connaît un déclin, et l’H. alba est présent sur une petite proportion des sites où se trouve la plante hôte. Les observations des collectes indiquent que cette espèce était auparavant plus commune dans le sud-est des prairies de l’Alberta (où elle est maintenant extrêmement rare ou absente) et dans le sud de la Saskatchewan. Un échantillonnage récent a permis d’accroître l’aire de répartition jusqu’à la région des Great Sand Hills de la Saskatchewan (Johnson et Olson, données inédites). De récentes collectes (réalisées de 2002 à 2005) ont été confirmées dans la région de Big Muddy, dans le sud de la Saskatchewan, et dans le parc national du Canada des Prairies. Dans l’aire de répartition connue, même lorsque la plante hôte est présente, l’abondance relative de cette espèce se situe généralement entre zéro et un par dix mille criquets recueillis au filet fauchoir ou au cours de recherches dirigées dans les prairies mixtes sèches.  

i. Niveau taxinomique : Espèce – élevé
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Moins de 5 % – faible
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Espèce non inscrite; espèce confinée aux grandes prairies de l’Amérique du Nord, où elle est généralement rare – faible
iv. Taille et tendances de la population canadienne : Un faible déclin des populations et une diminution de l’aire de répartition se dégagent des précédentes collectes effectuées dans des aires où l’espèce n’est plus trouvée, même au cours de recherches intensives – situation modérée
v. Menaces : Espèce susceptible d’être intolérante aux perturbations liées à la gestion améliorée des pâturages qui réduiraient la présence de la plante hôte. Le pâturage semble être bénéfique à ce criquet, étant donné que l’armoise de l’Ouest est impropre aux bovins, et il réduit la compétition des autres plantes – situation modérée
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : – Les observations recueillies montrent une diminution de l’aire de répartition et de la densité des populations. Cette espèce est extrêmement limitée par le climat, le type de couverture végétale et la présence de sa seule plante hôte relativement rare. La superficie totale des sites dispersés connus est probablement inférieure à 100 km2, bien qu’aucun relevé général n’ait été réalisé – situation élevée
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Cette espèce est incapable de voler pour migrer vers de nouvelles parcelles de plante hôte ou pour échapper à la prédation; les deux sexes n’ont pas d’ailes. Elle est petite, se déplace lentement et est visible en raison de sa coloration vert pâle. Son corps est mou et elle ne résiste probablement pas à des conditions chaudes et arides sur une longue période – situation élevée

Références :
Knick, S., et C. Van Riper III. 2002. Loss of Sagebrush Ecosystems and Declining Bird Populations in the Intermountain West: Priority Research Issues and Information Needs, USGS FS-122-02, 2 p.

Thompson, J. 2007. Sagebrush in western North America: habitats and species in jeopardy, Science Findings 91, U.S.D.A., Forest Service, Pacific Northwest Research Station, 5 p.

Bombus occidentalis *

YT, BC, AB

Le Bombus occidentalis (Greene) est un bourdon qui, auparavant, se trouvait couramment en Colombie Britannique. Historiquement la plus abondante de son espèce dans l’ouest des États Unis, son aire de répartition couvre la côte ouest de l’Amérique du Nord, de la Californie centrale à l’Alaska, et l’est des prairies canadiennes et américaines. Au cours des années 1980, ce bourbon était le deuxième le plus récolté de son espèce (après le B. mixtus) dans le cadre de l’étude de pollinisation du bleuet réalisée dans la vallée du Fraser, en Colombie Britannique (Winston et Graf, 1982; MacKenzie et Winston, 1984). Par contre, en 2003 et en 2004, Claudia Ratti a recueilli seulement 26 B. occidentalis dans des champs de bleuets et 2 dans des champs de canneberges et de fraises aux fins de son projet de recherche réalisé généralement dans la même région aux fins de sa maîtrise en sciences. Au cours d’une étude urbaine sur les abeilles réalisée plus tôt dans la même décennie, Tomassi et al. (2004) ont découvert que le B. occidentalis était bien présent, mais peu commun. Bien que plusieurs personnes aient participé à des collectes plutôt vastes au cours des trois dernières années, plus précisément sur l’île de Vancouver en Colombie-Britannique, elles n'ont recueilli aucun B. occidentalis.  

La Xerces Society estime que le Bombus occidentalis subit un déclin marqué, en raison de la perte de son habitat et de l’utilisation de pesticides, ainsi que de l’introduction d’organismes pathogènes exotiques (Thorpe, 2003; R. W. Thorpe, données inédites). L’introduction d’organismes pathogènes semblait être liée au déplacement et au transport de colonies d’abeilles utilisées pour la pollinisation des tomates en serre, et au fait qu’elles finissaient par s’échapper et s’intégrer aux abeilles locales.  

i. Niveau taxinomique : Espèce – élevé
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : 30 %
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Espèce non inscrite, confinée à l’ouest de l’Amérique du Nord, dont la présence tend à diminuer.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Le déclin des populations a été documenté dans des registres de collecte.   
v. Menaces : Perte et dégradation de l’habitat, pesticides et introduction d’organismes pathogènes par l’industrie commerciale de bourdons.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Non sur le plan historique, mais leur diminution a été tellement rapide que la zone d’occurrence et la zone d’occupation doivent sans doute être maintenant très petites.
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Des aires de butinage (nectar et pollen) et de nidification appropriées sont nécessaires. L’espèce ne s’est pas adaptée aux maladies qui se sont propagées au sein de son aire de répartition en raison de l’industrie du bourdon.

Références :
MacKenzie, K.E., et M.L. Winston. 1984. Diversity and abundance of native bee pollinatos on berry crops and natural vegetation in the lower Fraser Valley, British Columbia, The Canadian Entomologist 116: 965-974.
Ratti, C. 2006. Bee abundance and diversity in berry agriculture, thèse de maîtrise ès sciences, Simon Fraser University.
Tommasi, D., A. Miro, H.A. HIgo et M.L. Winston. 2004. Bee diversity and abundance in an Urban Setting, The Canadian Entomologist 136:851-869.
Thorp, R.W. 2003. Bumble bees (Hymenoptea: Apidae): commercial use and environmental concerns, p. 21-40 in K. Strickler et J.H. Cane (éd.), For nonnative crops, whence pollinators of the future? Thomas Say Publications in Entomology: Proceedings, Entomological Society of Amererica, Lanham (Maryland), 204 p.
Winston, M.L., et L.J. Graf. 1982. Native bee pollinators of berry crops in the Fraser Valley of British Columbia, Journal of the Entomological Society of British Columbia 79:14-20.

Cicindela formosa *

SK

Règne : Animalia – animal 
Embranchement : Arthropoda – arthropodes
Sous-embranchement : Hexapoda – hexapodes
Classe : Insecta insectes
Sous-classe : Pterygota – insectes ailés 
Infraclasse : Neoptera– néoptères, insectes modernes ayant des ailes se repliant vers l’arrière
Ordre : Coleoptera Linnaeus, 1758 – coléoptères 
Sous-ordre : Adephaga Schellenberg, 1806 
Famille : Carabidae Latreille, 1802 – carabes 
Sous-famille : Carabidae Latreille, 1802 – cicindèles 
Genre : Cicindela Linnaeus, 1758 
Espèce : Cicindela formosa Say, 1817 – Cicindelea formosa gibsoni 
Sous-espèce : Cicindelea formosa gibsoni Brown, 1940 – Cicindelea formosa gibsoni

Le Cicindelea formosa gibsoni est une sous-espèce distinctive des cicindèles de grande taille au Canada. Sa présence est connue dans seulement deux petites aires éloignées l’une de l’autre d’environ 1 000 km : les grandes dunes de la Saskatchewan et un champ de dunes similaire au Colorado. Cet insecte se trouve dans des zones dunaires ouvertes (ouvertures estimées à 0,2 % dans les grandes dunes qui s’étendent sur environ 1 000 km2). Dans le centre du Canada, les zones dunaires ouvertes actives ont récemment diminué de 40 % par décennie en raison de la stabilisation de la végétation. Ces diminutions sont bien documentées en ce qui concerne les grandes dunes (voir, par exemple, Hugenholtz et Wolfe, 1999). Bien que l’augmentation de l’aridité (en raison du réchauffement climatique) puisse faire croître la dune active dans le futur; une plus grande stabilisation pourrait se produire avant que cette croissance survienne (Wolfe, comm. pers.), et d’autres mesures, notamment l’ensemencement, visant à améliorer et à protéger les pâturages des effets anticipés du réchauffement climatique pourraient réduire davantage l’habitat. Cette sous-espèce fait l’objet d’un suivi dans le cadre du Colorado Natural Heritage Program et est classée « S1 » (gravement en péril) et « T1 » à l’échelle mondiale (taxon infraspécifique, gravement en péril). Acorn (2004) précise que cette espèce n’a pas encore colonisé de nouvel habitat sablonneux. 

i. Niveau taxinomique : Sous-espèce – modéré
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : moins de 50 % – modérée 
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : « T1 » – élevée
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Diminution inférée en raison de la diminution de l’habitat se trouvant dans les grandes dunes – situation élevée
v. Menaces : Diminution vraisemblablement continue dans la zone dunaire ouverte – situation modérée
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Zone d’occurrence = environ 1 000 km2, zone d’occupation probablement inférieure à 100 km2 – situation élevée
vii. Facteurs biologiques limitatifs : L’espèce ne semble pas en mesure de coloniser de nouveaux milieux sablonneux. Situation modérée

Références : 
Acorn, J.H. 2001. Tiger Beetles of Alberta, 
Acorn, J.H. 2004. Grassland Tiger Beetles in Canada, Arthropods of Canadian Grasslands 10:6 13. 
Dahl, R.G. 1942. The taxonomic status of Cicindela formosa subspecies gibsoni W.J. Brown, The Canadian Entomologist 136:132. 
Hugenholtz, C.H., et S.A. Wolfe. 2005. Recent stabilization of active sand dunes on the Canadian prairies and relation to recent climate variations, Geomorphology 68:131-147. 
NatureServe. Classifications selon NatureServe. www.natureserve.org/explorer/speciesIndex/Genus_Cicindela_103839_1.htm 
Pearson, D.L., C.B. Kniseley et C.J. Kazilek. 2006. A field guide to the Tiger Beetles of the United States and Canada, Oxford University Press. 
Wallis, J.B. 1961. The Cicindelidae of Canada, University of Toronto Press, 72 p.

Stylurus amnicola *

MB, ON, QC

Règne : Animalia – animal
Embranchement : Arthropoda – arthropodes
Sous-embranchement : Hexapoda – hexapodes
Classe : Insecta – insectes
Sous-classe : Pterygota – insectes ailés
Infraclasse : Palaeoptera – anciens insectes ailés
Ordre : Odonata – demoiselles, libellules
Sous-ordre : Anisoptera – demoiselles
Famille : Gomphidae – gomphes
Genre : Stylurus
Espèce : Stylurus amnicola (Walsh) – Stylurus amnicola

Le Stylurus amnicola est une espèce de libellule distinctive dont la présence au Canada est connue dans seulement six emplacements dans trois provinces. Ces emplacements comprennent les ruisseaux Big et Big Otter, en Ontario, deux emplacements dans la vallée de l’Outaouais (rivières Gatineau et Petite-Nation), au Québec, et des deux emplacements au Manitoba (rivières Rouge et Assiniboine). En Ontario, les emplacements se trouvent dans de rares ruisseaux sablonneux à débit rapide dans le centre de la rive nord du lac Érié. L’espèce semble confinée à des ruisseaux à débit rapide où le substrat est sablonneux. Bien que les deux sites du Québec soient sécurisés, cette espèce semble disparue d’un site historique se trouvant dans le cours inférieur de la rivière Gatineau. Les deux ruisseaux se trouvant dans les sites du sud-ouest de l’Ontario sont sujets à la pollution par les terres agricoles et urbaines, et de l’eau est évacuée de ces deux ruisseaux à des fins d’irrigation durant les périodes sèches, une pratique qui tend à croître pour contrer les changements climatiques dans les environs. La destruction des sources et des communautés végétales ainsi que des forêts adjacentes est continue, et les terres avoisinantes sont également touchées par l’utilisation de pesticides. Les sites du Manitoba se situent aux abords de rivières déjà polluées à un certain degré : la rivière Rouge est de plus en plus entourée d’un paysage urbain, ce qui réduit l’habitat de l’espèce adulte. Bien que le statut mondial de l’espèce soit classé « G4 », son statut est « S1 » ou « S2 » dans certaines provinces.

i. Niveau taxinomique : Espèce – élevé
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Moins de 20 % – faible
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : G4, mais S1 ou S2 dans certaines provinces – situation modérée
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Diminution inférée en raison de la diminution de l’habitat se trouvant en Ontario, plus précisément – situation élevée
v. Menaces : Diminution vraisemblablement continue de l’habitat en Ontario – situation modérée
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Zone d’occupation probablement inférieure à 100 km2 – situation élevée
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Larves vulnérables dans les ruisseaux et insectes adultes vulnérables sur la terre ferme – situation modérée

Références : 
Catling, P.M., et V.R. Brownell. 1999. Riverine Clubtail, Stylurus amnicola, new to Ontario, Argia – The news journal of the dragonfly society of the Americas 11(3):9-10.
Hughes, M.L., et P.M. Catling. 2004. First Records of Stylurus amnicola for Manitoba, Argia – The news journal of the dragonfly society of the Americas 16(4):6-8.

Efferia sp. *

BC

L’Efferia est un diptère de grande taille (diptères : Asilidae) dont les membres de la famille se trouvent presque tous en Amérique. Plus de 230 espèces sont décrites (Fisher, 2009), et de nombreuses autres ne sont pas décrites, particulièrement celles se trouvant dans le sud des États-Unis. Environ 100 espèces se trouvent aux États-Unis et au Canada (Wilcox, 1966; Fisher, 1997), mais la présence de seulement 11 espèces est connue au Canada (Cannings, manuscrit [1] inédit), y compris les espèces non décrites dont il est question dans le présent document (Cannings, manuscrit [2] inédit).

L’Efferia n. sp. semble être une espèce endémique au Canada (mais son aire de répartition couvrirait également l’État de Washington). La présence de cette espèce est connue uniquement dans les vallées de l’Okanagan et de Thompson, en Colombie-Britannique. Des observations ont été signalées dans les emplacements suivants : Kamloops, Vernon, lac Vaseux et Oliver (photos). Les données sur l’espèce se limitent évidemment au matériel de la Collection nationale canadienne (à Ottawa) et du Royal British Columbia Museum (à Victoria). Rob Cannings dispose de données provenant de ces collections. Bien que cette espèce soit rarement capturée malgré toute la recherche, elle est probablement plus commune que ce qu’indiquent les enregistrements. Cette espèce est généralement répartie de manière éparse dans sa zone d’occurrence et est vraisemblablement largement confinée aux terres herbeuses dominées par le Pseudoroegneria spicata (agropyre à épis), quoique sa présence ne soit pas connue dans le sud du sillon des Rocheuses. Ce type d’habitat se trouve généralement à basse altitude (moins de 500 mètres au dessus du niveau de la mer). Ces terres herbeuses sont limitées dans une région et ont été détruites, ou le seront, par suite de la croissance de la population humaine en raison du développement agricole, résidentiel, récréatif et industriel. Un autre relevé est nécessaire pour accroître l’information sur la répartition.

i. Niveau taxinomique : Espèce (non décrite) – élevé
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : 100 % – élevée
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Non évaluée – élevée
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Probablement petites – situation élevée. On ne dispose d’aucune information solide sur les tendances, mais il est connu que la construction domiciliaire, l’aménagement de terrains de golf et le développement agricole exercés dans des aires de la présente répartition de l’espèce sont en hausse depuis les années 1960, et plus précisément depuis 1995. 
v. Menaces : Habitat généralement menacé par les projets de développement – situation modérée. L’habitat de terres herbeuses sablonneuses et de steppes dominées par le Purshia a diminué en raison du développement agricole et de la suburbanisation. Des portions de l’habitat connu sont protégées, notamment le parc provincial du lac Kalamalka et le lac Vaseux; des portions de l’habitat potentiel sont également protégées (p. ex. la réserve écologique de plus de 100 hectares; une petite partie de la réserve indienne Osoyoos). Des plantes envahissantes (p. ex. Centaurea diffusa, Bromus tectorum) peuvent entraîner un effet négatif sur l’habitat. Le pâturage peut devenir une préoccupation étant donné que les mouches pondent leurs œufs dans les jeunes glumes en mai et en juin. Au cours des dix dernières années, les incendies de forêt sont plus fréquents et ont gravement endommagé certaines portions de l’habitat (notamment, le lac Vaseux et la réserve écologique de 100 hectares); les incendies survenus au cours des dernières années tendent à être plus intenses qu’auparavant et détruisent parfois les larves de l’espèce qui se trouvent dans le sol ainsi que l’habitat aérien. La population du lac Vaseux n’a pas fait l’objet de recherches depuis l’incendie survenu en 2003 qui a ravagé l’aire où des espèces avaient été recueillies auparavant. Le compactage du sol par les véhicules tout-terrain, les motocyclettes ou d’autres véhicules présente un problème possible dans certaines aires de l’habitat de terres herbeuses potentiel.  
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Zone d’occurrence = environ 500 km2 – situation modérée
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Aucun facteur relevé à l’extérieur des limites de l’habitat de l’agropyre à épis, ponte d’œufs dans les glumes de l’année précédente – situation modérée

Références : 
Cannings, R.A. The genus Efferia (Diptera: Asilidae) in Canada, manuscrit (1) inédit, Royal British Columbia Museum.  

Cannings, R.A. A new species of Efferia (Diptera: Asilidae) from the grasslands of southern British Columbia, with notes on natural history, manuscrit (2) inédit, Royal British Columbia Museum, une fois terminé, ce manuscrit comprendra une description de la nouvelle espèce. 

Fisher, E.M. 2009 (sous presse). Asilidae of Central America, in B. Brown (éd.), Manual of Central American Diptera.

Fisher, E.M., et J. Wilcox. 1997. Catalogue of the robber flies (Diptera: Asilidae) of the Nearctic Region, manuscrit inédit. 

Wilcox, J. 1966. Efferia Coquillett in America north of Mexico (Diptera: Asilidae), Proceedings of the California Academy of Sciences 34(2):85-234.

Grammia complicata *

BC

Ordre : Lepidoptera
Famille : Noctuidae
Sous-famille : Arctiinae – écaille
Genre : Grammia Rambur, 1866
Espèce : Grammia complicata (Walker, 1865)

Le Grammia complicata est une espèce endémique à la région du détroit de Georgia et de Puget Sound, où la présence est connue du sud-est de l’île de Vancouver aux îles Gulfs, en Colombie-Britannique, ainsi que dans certaines zones adjacentes à l’État de Washington. Seulement 28 individus de cette espèce ont été recueillis, dont seulement 5 au cours des 45 dernières années. Bien que la majorité des individus proviennent de Victoria, en Colombie Britannique, aucun d’entre eux n’a été recueilli depuis 1962. Au cours des dix dernières années, des individus ont été collectés seulement dans les régions suivantes : Goose Spit, Comox et île Savary (Colombie-Britannique) et île Orcas (État de Washington). Les spécialistes dans le domaine estiment que cette espèce serait, à tout le moins, partiellement diurne (elle a de petits yeux sur ses ailes comme d’autres Grammia diurnes); cela expliquerait la raison pour laquelle l’espèce est rarement capturée dans des pièges lumineux. Ce taxon était initialement considéré comme une sous-espèce du Grammia ornata (Packard), mais est maintenant jugé comme une espèce distincte (Ferguson et Opler, 2006; Schmidt, 2008). Les membres de ce genre se trouvent normalement dans les aires ouvertes ou semi-ouvertes, et les larves se nourrissent sur les plantes herbacées basses. Dans le cadre d’une étude détaillée sur l’une des espèces de Grammia, il a été constaté que les larves préféraient se nourrir de plantes riches en alcaloïdes. Il semble donc probable que l’espèce ait des préférences spécifiques en matière de plantes hôtes. Dans cette région, la majeure partie de l’habitat d’herbacées ouvert a été colonisée ou surpeuplée d’espèces envahissantes, notamment le genêt à balais (Cytisus scoparius).  

i. Niveau taxinomique : Espèce – élevé
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Environ 80 à 90 % – élevée
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : G1G2 – élevée
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Diminution inférée à long terme en raison de la diminution de l’habitat naturel ouvert; quelques collections au cours des 45 dernières années – situation élevée
v. Menaces : Diminution continue de l’habitat – situation modérée
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Zone d’occurrence = environ 6 600 km2, zone d’occupation inférieure à 100 km2 – situation élevée
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Situation modérée

Références : 
Ferguson, D.C., et P.A. Opler. 2006. Checklist of the Arctiidae (Lepidoptera: Insecta) of the continental United States and Canada, Zootaxa 1299:1-33.

Schmidt, B.C. 2008 (sous presse). Taxonomic revision of the genus Grammia Rambur (Lepidoptera: Noctuidae: Arctiinae), Zoological Journal of the Linnean Society.

Schmidt, C. Communication personnelle (collecte de données).

Mammifères (terrestres)

Ochotona collaris *
Pica à collier
YT, NT, BC

L’espèce subit un stress en raison des changements climatiques, et son rétablissement est peut-être impossible. La population n’a pas fait l’objet de relevés réalisés à grande échelle. L’espèce a été classée dans une catégorie de risque supérieure, soit vulnérable, au Yukon, où se trouve 90 % de son aire de répartition canadienne (en outre de la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord Ouest) et où les menaces qui pèsent sur les populations sont les changements climatiques. Le réchauffement climatique en hiver et la couverture de neige moins importante représentent des menaces pour les populations, qui ont chuté soudainement et qui risquent ne pas se rétablir. Un programme de surveillance à l’échelle du territoire a été proposé (Tom Jung, ministère de l’Environnement, Yukon).

i. Niveau taxinomique : Espèce 
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Supérieur à 50 % 
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classification mondiale : G5; Jamais évalué par le COSEPAC
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : La population semble avoir subi un déclin notable et soudain au Yukon.
v. Menaces : Couverture de neige moindre probablement en raison des changements climatiques.
 
Références :
Morrison, S.F., G.G. Pelchat, A. Donahue et D.S. Hik. Influence of food hoarding behaviour on the over-winter survival of pikas in strongly seasonal environments, Oecologia. (Publication de l’article acceptée en août 2008).
Morrison, S.F., et D.S. Hik. 2007. When? Where? And for how long? Census design considerations for an alpine Lagomorph, the collared pika (Ochotona collaris), in P.C. Alves, N. Ferrand et K. Hacklander (éd.), Lagomorph Biology: Evolution, Ecology and Conservation, Springer 103-114.
Morrison, S.F., et D.S. Hik. 2007. Demographic analysis of a declining pika (Ochotona collaris) population in southwestern Yukon, Canada, Journal of Animal Ecology 76:899-907.
Morrison, S.F., et D.S. Hik. 2004. Influence of habitat quality, patch size and connectivity on colonization and extinction dynamics of collared pikas (Ochotona collaris), Journal of Animal Ecology 73:889-896.

Mollusques

Magnipelta mycophaga *
Limace à grand manteau
BC

Il s’agit d’une limace endémique à certaines régions qui vit en forêt, et cette limace est le seul membre de son genre. Au Canada, la présence de l’espèce est connue dans six emplacements dans la région montagneuse du sud de la Colombie Britannique, dans plusieurs zones biogéoclimatiques (zone biogéoclimatique de l’épinette d’Engelmann et du sapin subalpin, zone biogéoclimatique intérieure du cèdre et de la pruche du Canada, zone biogéoclimatique intérieure du douglas de Menzies, et zone biogéoclimatique subalpine de l’épinette). Alors que de récents travaux sur le terrain ont permis de doubler la répartition connue de l’espèce dans six sites, des individus sont très dispersés, et leur abondance est faible. L’espèce nécessite de conditions humides et fraîches dans un milieu forestier non perturbé. Elle se trouve aux États-Unis : dans le nord-est de Washington (nombre d’emplacements inconnu), dans le nord-ouest du Montana (16 emplacements), en Idaho (1 emplacement) où l’exploitation forestière, les incendies de forêt et le pâturage par le bétail sont les menaces qui pèsent sur l’espèce. Ces menaces sont également présentes au Canada.

i. Niveau taxinomique : Espèce

ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Environ 50 %

iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classification mondiale : G3; Classification nationale : N2N3 (Canada), N3 (États-Unis); Classification subnationale : S2S3 (Colombie-Britannique ; liste bleue), NR ( Idaho), S2 (Montana), S2 (Washington).

iv. Taille et tendances des populations canadiennes : La présence de l’espèce, confinée à six emplacements dans le sud de la Colombie-Britannique, a été signalée seulement à proximité de la frontière canado-américaine, dans le nord-ouest du parc national Wells Gray. Malgré des recherches visant précisément cette espèce réalisées en 2007 et en 2008, seulement une limace a été trouvée au cours de ces deux années par un membre du Sous-comité de spécialistes des lépidoptères et mollusques. La taille de la population est probablement petite.

v. Menaces : Les menaces comprennent la coupe à blanc à grande échelle, les incendies de forêt et le pâturage du bétail (qui perturbe le tapis forestier et altèrent la végétation).

vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : La zone d’occupation est petite parce que l’espèce est très dispersée et qu’elle n’occupe pas l’ensemble de son habitat.

vii. Facteurs biologiques limitatifs : L’espèce présente de faibles capacités de dispersion et se trouve dans des régions naturellement peu denses et dans les limites septentrionales de son aire de répartition dans le sud-est de la Colombie-Britannique.

Oiseaux

Tryngites subruficollis *
Bécasseau roussâtre
NT, NU, BC, AB†, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL

i. Niveau taxinomique : Espèce – Tryngites subrificollis 

ii.  Proportion de l’aire de répartition au Canada : Environ 87 % de l’aire de reproduction se trouve au Canada, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut (la portion restante se trouve en Alaska). Il semble que la totalité de la population mondiale migre en passant par le Canada. 

iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Selon la Liste rouge de l’UICN, l’espèce est classée comme étant quasi menacée. Elle est considérée comme étant très préoccupante par le comité technique sur les oiseaux de rivage du Service canadien de la faune. Elle est classée au rang 4 (élevé) selon le Plan canadien de conversation des oiseaux de rivage et dans la catégorie gravement en péril (highly imperiled) selon le plan de conversation des oiseaux de rivage des États-Unis (U.S. Shorebird Conservation Plan).

iv.  Taille et tendances des populations : Selon les estimations, la population de l’espèce compte approximativement 30 000 individus au Canada (ce qui correspond à la population mondiale). La population, qui comptait à la fin du XXe siècle des centaines de milliers d’individus, a considérablement diminué pour se chiffrer maintenant à environ 30 000 individus. De nombreuses sources de données laissent croire que la population des Bécasseaux roussâtres continuerait à diminuer. Une comparaison entre les nombres de la population dans les aires d’hivernage en Argentine, sur une période s’étalant de 1973 aux années 1990 donne à penser que la population de cette espèce a fortement diminué, comptant maintenant moins du dixième de ce qu’elle était au début de la période. Des renseignements sur les aires de reproduction et de migration (aux États-Unis et au Canada) démontrent également de récents déclins substantiels de la taille de la population. 

v. Menaces : La perte d’habitat et la dégradation des terres herbeuses durant l’hiver en Amérique du Sud, la migration vers l’Ouest canadien et les États-Unis, ainsi que l’utilisation des pesticides dans ces régions sont les menaces qui pèsent sur l’espèce. 

vi.   Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie :

vii.  Facteurs biologiques limitatifs :

Ammodramus bairdii *
Bruant de Baird
AB, SK, MB

i. Niveau taxinomique : Espèce – Ammodramus bairdii 

ii.  Proportion de l’aire de répartition au Canada : Environ 50 % de l’aire de reproduction se trouve au Canada qui accueille environ 65 % de la population reproductrice. La portion restante de l’aire de reproduction et de la population reproductrice se trouve dans le Midwest des États-Unis. 

iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : L’espèce a été classée au rang G4 (apparemment non en péril), à l’échelle mondiale, par NatureServe en 1996 et classée dans la catégorie « moins préoccupante » (least concern) par l’UICN en 2001. Le COSEPAC l’a désigné comme étant non en péril en 1996, et, en 2005, la situation générale de l’espèce a été établie à 3 (vulnérable) en Alberta, à 4 (en sécurité) en Saskatchewan et à 1 (en péril) au Manitoba.

iv.  Taille et tendances des populations : Une estimation brute de la population s’établit approximativement à 700 000 individus au Canada. Les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs démontrent un déclin annuel non significatif de 1,1 % au Canada depuis 1968, ce qui représente une diminution de 35 % de la population. Une telle tendance s’est accentuée par un déclin annuel qui a atteint 4,4 % entre 1997 et 2007, soit une diminution de 36 % de la population. Les tendances qui se dégagent du Relevé des oiseaux nicheurs relatives à l’aire de répartition mondiale de l’espèce (Canada et États-Unis) démontrent un déclin de 6,31 % de la population entre 1997 et 2007, ce qui représente une diminution de 48 % de la population. 

v. 	Menaces : La perte et la dégradation de l’habitat en raison de la conversion des terres herbeuses en terres agricoles, l’aménagement, l’extinction des incendies, la gestion déficiente de l’aire de répartition et les sécheresses sont les menaces qui pèsent sur l’espèce.

vi.   Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie :

vii.  Facteurs biologiques limitatifs :

Plantes vasculaires

Draba yukonensis *
Drave du Yukon
YT

L’espèce endémique de la famille de la moutarde est confinée au Yukon. Elle a été découverte pour la première fois en 1944, puis a été de nouveau cueillie en 1957 et en 1973. Il s’agit d’une espèce annuelle et bisannuelle. L’espèce a été publiée une première fois par A.E. Porsild en 1975 et a été récemment reconnue comme une espèce valide dans le sommaire provisoire concernant la flore en Amérique du Nord. Elle a été classée historique à l’échelle nationale en 2004, mais elle a été aperçue de nouveau en 2005 dans un emplacement typique proche de l’autoroute Alaska, à environ 9,5 km au nord ouest de Haines Junction, à l’extérieur du parc national de Kluane. 

i. Niveau taxinomique : Espèce; unité désignable simple

ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : 100 %

iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classification mondiale : G1; Classification nationale : N1; Classification subnationale (Yukon) : S1; Situation générale : Espèce probablement en péril

iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Un seul emplacement abritant plusieurs sous-populations est connu et compte environ 13 600 plants, d’après un relevé effectué en 2008. Aucune tendance n’est connue compte tenu de la récente redécouverte de l’espèce. Au cours des dix dernières années, de recherches intensives réalisées n’ont permis de relever aucun autre emplacement dans le parc national de Kluane et dans des régions avoisinantes au Yukon et en Alaska. 

v. Menaces : En 2008, 200 concessions minières ont été rapportées dans la zone où des tuteurs ont été plantés à des fins d’exploration dans l’habitat de pré de l’espèce. Un chemin qui mène à la rivière Alsek, utilisé pour le tourisme et les activités du parc, sépare en deux le pré où croît le Draba yukonensis, et la circulation est en hausse. Des espèces végétales envahissantes se trouvent à proximité de ce lieu, mais ne sont pas encore présentes dans le pré. La maison la plus proche du pré se situe à environ 500 mètres, ce qui soulève des préoccupations relativement à la construction domiciliaire.

vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Zone d’occurrence d’environ 1 km2 

vii. Facteurs biologiques limitatifs : La culture de plants s’est révélée infructueuse.

Baccharis halimifolia *
Baccharis à feuilles d'arroche
NS

L’espèce est un arbuste ligneux de la famille des asters et se trouve dans des milieux au sol salin, le long de la côte de l’Atlantique et, à l’intérieur des terres, dans la partie plus au sud de son aire de répartition, du Massachusetts au Texas. Une occurrence isolée a récemment été découverte dans l’extrême sud de la Nouvelle-Écosse. 

i. Niveau taxinomique : Espèce; unité désignable simple
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Inférieure à 1 %
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classification mondiale : G5; Classification nationale: N1; Classification subnationale (Nouvelle-Écosse) : S1; Situation générale : Espèce probablement en péril 

iv. Taille et tendances des populations canadiennes :  
Les populations canadiennes (de 4 à 7, s’il est avéré que les discontinuités observées sont des absences) se trouvent toutes à moins de 25 km de la rive de l’estuaire de la rivière Tusket et du havre de Pubnico, à l’est de Yarmouth, dans l’extrême sud de la Nouvelle Écosse. L’espèce est plutôt bien inventoriée, et la présence de 200 à 500 individus matures est connue. Sa population a été probablement stable au cours des trois dernières générations, mais elle est maintenant menacée par l’aménagement accru de propriétés de loisirs.
v. Menaces : Un projet de construction de chalets sur de multiples lots est en cours dans l’aire d’une population, et un chalet a été récemment construit dans l’aire d’une autre population. Tous les sites ou presque se trouvent sur des terres privées, majoritairement sur des rives facilement accessibles et susceptibles d’être aménagées.

vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : La zone d’occurrence restreinte est d’environ 39 km2, et l’indice de la zone d’occupation est 11 km2, d’après une grille de 1 km sur 1 km, et 36 km2, d’après une grille de 2 km sur 2 km. La zone d’occupation actuelle est petite, car elle se trouve dans une zone extrêmement étroite où la plage et des marais salés croisent l’habitat terrestre.  
vii. Facteurs biologiques limitatifs : L’espèce généralement méridionale est probablement confinée, en raison du climat, à l’extrême sud de la Nouvelle Écosse où l’océan modère davantage les températures hivernales.

Lathyrus littoralis *
Gesse littorale
BC

L’espèce est une vivace de la famille des papilionacées confinée aux dunes qui longent la côte ouest de la Colombie-Britannique. La présence de sept petites populations est connue, bien que cette espèce se trouve parfois en petit nombre comme une plante adventice. Des indices laissent actuellement croire que cette espèce serait en voie de disparition, selon le critère B. La plupart des populations sont bien documentées ou sont facilement accessibles, mais des activités de recherche sont nécessaires sur l’île Graham (îles de la Reine-Charlotte).

i. Niveau taxinomique : Espèce à part entière

ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Inférieure à 1 %

iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classification mondiale : G5; Classification nationale : N2; Classification subnationale (Colombie-Britannique) : S2; présence de l’espèce non connue dans les autres provinces ou territoires; Situation générale : vulnérable

iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Les indices disponibles les plus fiables donnent à penser que la population canadienne compte environ 750 à 1 000 individus (selon l’hypothèse que les populations non dénombrées et celles dénombrées sont à peu prés de la même taille). Aucun renseignement ne traite de la tendance des populations, mais les populations subiraient un déclin, car la majorité des sites où pousse l’espèce ont été envahit par une espèce non indigène, l’ammophile à ligule courte (Ammophila spp.), et l’habitat convenable ne peut donc plus soutenir le Lathyrus littoralis.

v. Menaces : Graminées envahissantes dans les dunes (voir plus haut) 

vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : La zone d’occupation actuelle est estimée à moins de 1 km2. L’indice de la zone d’occupation est établi à 7 km2, s’il est convenu qu’une grille de 1 km sur 1 km est la grille appropriée pour mesurer la zone d’occupation de l’espèce. 

vii. Facteurs biologiques limitatifs : Occurrences isolées dans un écosystème dunaire. Faible probabilité d’une immigration de source externe ou de dispersion.

 
Référence :
Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique. Base de données sur les végétaux

Poissons (d'eau douce)

Hybognathus placidus *
Méné des plaines
SK†

i.Niveau taxinomique : Espèce
Les enregistrements de l’espèce réalisés au Canada ne concernent que le bassin versant du ruisseau Creek dans le centre-sud de la Saskatchewan, et le bassin versant de la rivière Milk (et de la rivière Missouri).  
ii.Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada :
L’espèce se trouve dans les bassins hydrologiques de la rivière Missouri et du fleuve Mississippi; moins de 5 % de son aire de répartition se trouve au Canada. Sa répartition est irrégulière dans le Missouri, et sa présence est plus commune dans le Mississippi, où son abondance diminue plus particulièrement dans les parties sud de son aire de répartition. 
iii.Statut de conservation actuel :
L’espèce n’a pas été classée à l’échelle nationale par le centre de données sur la conservation ni dans le cadre de la Situation générale des espèces. Toutefois, le statut de conservation déterminé par NatureServe en Saskatchewan, la seule province où se trouve cette espèce, est coté S1 (gravement en péril) ». Le statut de conservation de l’espèce est classé G4 (en sécurité) à l’échelle mondiale et N4 aux États-Unis, mais NatureServe estime que la tendance à court terme de l’espèce à l’échelle mondiale affiche un déclin. Cette espèce est vraisemblablement disparue de l’Arkansas, connaît un déclin substantiel dans les États du Kansas, de Nebraska, de Missouri et dans certaines régions de l’Oklahoma, et semble subir un déclin dans le Wyoming.    
iv.Taille et tendances des populations canadiennes :
Taille et tendances inconnues. L’espèce est parfois difficile à échantillonner et passe souvent inaperçue au cours des relevés. La présence de l’espèce a été signalée pour la première fois au Canada en 2003, dans le ruisseau Rock, un affluent de la rivière Milk, et dans le parc national du Canada des Prairies, en Saskatchewan. Étant donné que les poissons en général, et cette espèce en particulier, ont été peu échantillonnés dans cette région, il est probable que l’Hybognathus placitus soit indigène du Canada et soit passé inaperçu ou encore qu’il ait été identifié à tort comme étant un H. nuchalis. Dans le cadre d’un relevé réalisé par Pêches et Océans Canada en 2007 portant sur les ruisseaux Rock et Frenchman dans le parc national du Canada des Prairies, l’espèce se trouvait dans 40 % des sites et ne représentait que 2,1 % de tous les individus.
v.Menaces :
Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont d’abord les pratiques agricoles et de régularisation du débit, qui entraînent une diminution des perturbations naturelles et des régimes d’écoulement, et plus spécifiquement la stabilisation des niveaux de l’eau (les périodes de ponte au printemps et à l’été ne se produisent que durant des périodes de débit élevé), la présence de zones riveraines et de lits de cours d’eau instables en raison du pâturage du bétail, et la fluctuation de la température de l’eau exacerbée par la déshydratation attribuable à l’irrigation et bassins de retenue. L’espèce se trouve dans une région exposée à la sécheresse; toutefois, la perturbation des régimes d’écoulement, les activités de séparation de l’eau à des fins agricoles et l’agriculture, combinées aux effets des changements climatiques, ont aggravé les effets d’un cycle naturel de sécheresse qui se traduisent par la perte de l’habitat. La situation est similaire à celle du méné d’argent de l’Ouest, qui a été désigné en voie de disparition en 2008. D’autres menaces possibles comprennent l’envasement et la fragmentation par suite de construction routière ou d’installations de ponceau, et les interactions avec des espèces non indigènes (une carpe commune a été capturée dans le cadre du relevé réalisé en 2007 dans le ruisseau Creek). L’espèce ayant une durée de vie courte (environ deux ans), la perte d’une classe d’âge représenterait une sérieuse menace pour une population. 
vi.Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie :
La zone d’occurrence est probablement inférieure à 100 km2.
vii.Facteurs biologiques limitatifs :
Ayant une courte durée de vie, et sa fécondité étant faible, l’espèce nécessite des débits d’eau élevés pour pondre ses œufs et des débits faibles à modérées durant la période de croissance des jeunes poissons. Toute perturbation du débit normal (bassins de retenue, canalisation, etc.) est susceptible d’être un facteur limitatif et a effectivement entraîné la disparition de l’espèce dans certaines régions de son aire de répartition.
viii. Sources d’information
Les résultats des échantillonnages réalisés par Pêches et Océans Canada feront l’objet d’évaluation.

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